Depuis 1827, le Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière façonne l’avenir avec fierté et passion. Héritier d’une riche tradition, il demeure un lieu d’innovation où chaque génération trouve sa place. Découvrez une histoire inspirante qui continue de s’écrire au cœur de notre communauté.
Charles-François Painchaud, dont les ancêtres venaient de Normandie, naquit à l'Ile-aux-Grues en 1782. En 1805, il fut ordonné prêtre. Un an plus tard, l’abbé Painchaud est nommé missionnaire à la Baie des Chaleurs avec résidence à Tracadièche (Carleton). Cette mission était étendue et difficile. En 1814, il est nommé curé à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Le 18 août 1814, avec deux compagnons, il embarque dans sa chaloupe aux trois mille clous construite par lui-même dans le grenier de son presbytère.
Il passe par Percé, Matane, Kamouraska, et le 17 septembre, il touche enfin à Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Il allait y passer les 24 dernières années de sa vie, et y accomplir l'oeuvre qui l'a fait entrer de plain-pied dans l'histoire de notre pays.
L'abbé Charles-François Painchaud avait 45 ans quand il fonda le Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Le Séminaire de Québec existait depuis plus d'un siècle et demi, et le Collège de Montréal depuis un demi-siècle. Ceux de Nicolet, de St-Hyacinthe et de Sainte-Thérèse venaient à peine de sortir de terre. Dans le Bas du fleuve, de Québec à Gaspé, aucune maison d'enseignement secondaire pour les garçons. Et Painchaud, qui était un homme de claire vision et de forte action, se dit : « Il nous faut un collège! » Rien ne pourra l'arrêter.
Dès le mois de juin 1827, les travaux commencent. Avec ses paroissiens, l'abbé Painchaud va couper le bois dans la forêt et extraire la pierre dans les champs. Les paroissiens de Sainte-Anne-de-la-Pocatière se distinguèrent en donnant argent, matériaux, journées de travail, voyages pour transporter le bois, la chaux, la pierre. La construction durera deux ans.
Tout est prêt pour l'ouverture des classes, mais il faudra attendre au 1er octobre pour commencer l'enseignement parce que seulement 8 élèves se sont présentés le jour de la rentrée, les futurs étudiants étant occupés aux récoltes. On compte alors 20 pensionnaires et quelques externes. À la fin de l'année, on comptait 47 élèves.
Décès du fondateur du CSA, Charles-François Painchaud, le 9 février 1838.
L'abbé François Pilote, alors directeur du CSA, fonde l'École d'Agriculture, devenue aujourd'hui l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière.
Création du concours oratoire Painchaud, le plus vieux concours existant encore aujourd’hui chez nous. Il portait à l’époque le nom de Société Painchaud qui se voulait une société d’éloquence.
Port du suisse « capot d’écolier » obligatoire, l’uniforme du temps. Il disparaîtra à tout jamais en 1955.
L’Association des anciens élèves du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière voit le jour le 23 juin 1890.
Le 14 novembre 1894, l’eau arrive au CSA, une véritable révolution.
Composition du chant d’adieu « Fils de Ste-Anne » qui est toujours chanté aujourd’hui lors du départ de nos finissants et finissantes.
1re guerre mondiale. Cent soixante-deux (162) élèves du CSA, anciens ou actuels, ont pris part à cette grande guerre : un dans l'armée anglaise, cent cinquante et un dans l'armée canadienne et dix dans l'armée américaine. Le CSA y délégua quatre aumôniers, neuf médecins, un colonel, six capitaines, douze lieutenants, trois sergents et cent vingt-sept soldats. Parmi eux, il y eut 15 morts en service actif.
Le 20 novembre 1915, l'ampoule électrique fait son entrée au CSA. La vie ne serait plus jamais la même.
Comme si les conséquences de la Première Guerre mondiale ne suffisaient pas, la grippe espagnole fait treize décès parmi nos élèves.
Incendie du CSA le 15 décembre 1920. Le feu est le maître! On donne l'alarme générale et les paroissiens accourent pour travailler au sauvetage. Malheureusement, le vent va rendre inutile toute tentative d'extinction. Le feu prend maintenant les proportions d'une immense conflagration et il ne reste plus qu'à sauver du désastre le plus d'objets possible. Les paroissiens, les élèves, les prêtres arrachent à l'incendie une partie du mobilier, et ne reculent que pas à pas devant l'élément destructeur. Mais le feu fait rage, il attaque, l'une après l'autre, les différentes ailes du CSA presque centenaire.
Le CSA ne devait pas tarder à sortir graduellement de ses cendres. En effet, le 25 février 1921, la Corporation du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière adopte les plans proposés par son architecte. Le collège nouveau s'élèvera sur les ruines de l'ancien. Le 23 mai 1921, commencent les fondations de la façade et le 29 mai 1923, on y célèbre le couronnement des travaux de reconstruction qui ont duré deux ans.
Le 20 juin 1927, 1 500 anciens élèves se donnent rendez-vous pour les Fêtes du Centenaire du CSA.
Création de l'Œuvre St-Charles qui vient en aide financière à nos familles d'élèves. Ce fonds de bourses d’études existe toujours aujourd’hui mais sous le nom du fondateur du CSA : le Fonds d’étude Charles-François-Painchaud, créé en 2002.
Premier numéro d’un journal destiné aux anciens élèves du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière : L'Union Amicale qui existe toujours et qui est distribué trois fois par année à plus de 5 000 anciens et anciennes élèves.
En septembre 1945, l'impératrice Zita d'Autriche est reçue au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Nous avons le privilège d'avoir en nos murs un magnifique piano lui ayant appartenu.
Rénovation de la Chapelle du CSA, un joyau dans un écrin de pierres.
En septembre 1964, les filles font discrètement leur entrée au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière en Belles-Lettres spéciales ! Une autre révolution.
Les Petites Sœurs de la Sainte-Famille quittent le CSA. Pendant 62 ans, soit de 1905 à 1967, elles ont été quatre cent cinquante-deux (452) à se relayer au service des prêtres et de nos élèves.
Création de la Fondation Bouchard qui soutient remarquablement notre école dans son développement pédagogique depuis plus de 40 ans.
Ouverture du Musée François-Pilote, maintenant Musée Québécois de l'agriculture et de l'alimentation, situé à l’arrière du CSA. Un musée qui met en vedette l’agriculture.
Début de la construction de notre gymnase actuel.
Cette même année, on célèbre le 150e anniversaire du CSA.
Création du groupe humanitaire Paramundo.
Ouverture du Centre d’archives de la Côte-Sud et du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.
Le 16 septembre 1994, le Cégep de La Pocatière fait l’acquisition des locaux du CSA qu’il occupe déjà, mais dont il était locataire.
Le 14 juin 1995, arrivée du réseau Internet au CSA grâce à la collaboration de la Fondation Bouchard.
Ouverture de l'École de Musique du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière devenue aujourd’hui l’École Destroismaisons qui a toujours son siège social chez nous.
Création de Secondaire en Spectacle par le CSA qui est devenu aujourd’hui un rendez-vous provincial sous la responsabilité des U.R.L.S. (Unités Régionales de Loisirs et de Sports).
Le football, sport fort populaire au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière dans les années 60-70, revient en force avec la mise sur pied d'une équipe cadette : les Wisigoths. En 2001, une équipe juvénile s'ajoute à la première. Cette dernière remporta le Bol d’Or à l’automne 2006.
Premiers stagiaires du Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta en séjour d’immersion française, chez nous, durant les mois de juillet et août. Depuis, chaque été, nous accueillons ces stagiaires du programme Explore.
Avec la rentrée scolaire 2004, une autre page d'histoire s'écrit puisque l'uniforme est maintenant de mise.
L'enseignement du latin devient chose du passé en juin 2005 cédant sa place à l’espagnol.
En juin 2006, l'abbé Alfred Bérubé quitte l'enseignement après 39 années. Avec son départ, une autre page d'histoire se tourne puisqu'il était le dernier prêtre à enseigner chez nous depuis la fondation du CSA en 1829.
Conférence de presse le 3 juin 2008 : lancement de notre projet de géothermie.
Le 28 octobre 2008, le CSA fait la page couverture de la revue l’Actualité s’étant classée 1re école privée au Québec (et 3e au niveau provincial, écoles privées et publiques confondues) pour l’impact sur la réussite des élèves.
Le 28 septembre 2010, le CSA remporte un premier prix provincial au concours Excellence Mieux Consommer 2010 parrainé par Hydro-Québec pour l'implantation de la géothermie.
Le 1er octobre 2010, lancement officiel d'une campagne de financement de 3 millions de dollars.
Le 22 juin 2011, fermeture définitive de notre pensionnat. Des familles d'accueil prennent la relève.
À l’été 2011, grâce à notre campagne de financement, des travaux majeurs sont rendus possibles. Les vestiaires des garçons sont refaits au complet, de nouveaux vestiaires pour le football sont aménagés et nous procédons à des travaux importants dans la cour intérieure où les joints d'étanchéité devaient être refaits.
Pour la rentrée scolaire 2012, tous les élèves de 1re et de 2e secondaire ont maintenant un iPad dans leur sac d’école. Une nouvelle façon d’apprendre et d’enseigner.
Le 4 septembre, ouverture officielle de la Petite École Montessori de La Pocatière dans nos murs.
Septembre 2013, début de nos Programmes Sports sous la formule des « Sports-étude ».
Selon le Palmarès des écoles secondaires diffusé par l'Institut Fraser à Vancouver, le CSA occupe la première place au Québec pour les résultats de nos élèves aux examens du Ministère, et ce, parmi toutes les écoles secondaires ne faisant pas de sélection d'élèves. Depuis lors, il continue à occuper la première place.
Ouverture de l'École d'immersion française.
Ouverture de la résidence scolaire rénovée et accueil des premiers élèves internationaux en formule sept jours sur sept, inscrits aux études secondaires régulières ou en francisation.
Il y a maintenant 190 ans, les tout premiers élèves de l'histoire du Collège faisaient leur entrée dans ce qui allait devenir une immense institution...